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Lorsque le diable arbore un sourire d'ange.

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MessageSujet: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 0:26

Harley Kayzer

Je m'appelle Harley Kayser, j'ai 20 ans puisque d'après la logique humaine : annuellement, mon âge n'avance que d'une année ! J'appartiens au groupe des Newals. En ce moment je suis libre, mais je partage ma chambre avec mes cobayes ou plus exactement ce qu'il en reste d'eux. J'ai choisi la tête de Koko dans Spell Of Desire.

J'aime jouer du violon, ma mère adoptive pense que c'est le seul moment où mon humanité se manifeste. J'aime aussi l'expérimentation sur autrui, leur faire avaler ou injecter mes fabrications. Si tu n'as pas peur et si tu ne tiens pas à ta vie, viens donc toquer à ma porte.
En revanche,Je ne supporte pas la saleté, j'ai horreur des bactéries et j'ai tendance à vouloir les éliminer à coup de détergent extra puissant que j'élabore moi même.
La pâtisserie et les mets sucrées ne sont pas non plus ma tasse de thé : J'assimile souvent le sucré au niais.. Quand je serais grande j’aurai 80 ans et je serais probablement en taule pour avoir tué le Président du Pentagone.

❝Tu ne sais pas à quel point le mot "toujours" peut-être si frustrant, si insolent. Dès fois, j'ai l'impression qu'il me nargue,à toujours me filer sous le nez.❞


Pouvoir


Toi, qui me lis, je te laisserai deviner mon lourd secret.
Mon premier m'empêche d’aller annuellement faire don de mon sang aux associations caritatives.  Mon second me défie souvent lorsqu'il s'agit de faire des prises de sang dans un centre agrée. Mon troisième peut se révéler très ennuyant pour toi si je viens à me blesser.
Mon quatrième  coule dans mes veines. Alors, as-tu trouvé ?

Trêve de gamineries, allons droit au but, tu vas vite ravaler ton petit sourire car mon secret hérisse les poils. Il consiste à produire du sang empoisonné ; alors si tu veux devenir mon ami pour que je puisse un jour te dépanner pour une injection sanguine, un conseil ; trace ta route, fuis. Tu dois l'avoir compris, tu t'adresses à la mauvaise personne.
Par contre, si tu es là pour en savoir un peu plus, alors je t'en prie, mets toi bien à l'aise.

Comme je l'ai mentionné auparavant, mon mécanisme produit de lui même un sang capable de terrasser n'importe quel être-vivant. Il est à souligner que la violence du poison dépend de mon absence d'empathie : Plus mon empathie (compréhension de la douleur d'autrui) est faible, plus douloureuse sera ta mort.

De plus, mon pouvoir est assez exceptionnel de par sa faculté d'une part, à me protéger des poisons et venins extérieurs, puis d'autre part, à les réutiliser. De ce fait, si je décide par le plus  heureux des hasards de m'injecter du venin de vipère ou du poison, je n'en pâtirais pas. Mon sang s'y mélangera et je pourrai l'utiliser à ma guise  pendant une journée.
Ça t'en bouche un coin, hein ? Oh, mais tu n'as encore rien vu. Mon sang a une autre caractéristique beaucoup plus troublante : D'après mes dernières observations, mon sang a exactement la même composition chimique que celui d'un humain delta. En d'autres termes, il est impossible d'essayer d'extraire le poison de mon sang pour le réutiliser ou pour essayer de trouver un antidote.

Qui plus est, si j'étais toi, j'oublierai même l'idée d'essayer de fabriquer un sang artificiel ayant la même faculté que le mien. L'idée en soit est inconcevable et je pense être la mieux placée pour en parler: Je me suis prêtée à l'expérience par curiosité et le résultat est assez bluffant : je n'ai obtenu qu'une misérable et vulgaire particule de sang - quoi de plus banale- incapable d'endormir un moustique.

Hey, tu sais quoi ? Je suis de bonne humeur alors je vais te faire une fleur. Non, ne me remercie pas, mes heures de bonté te seront à présent comptés: Prends garde, Il m'arrive souvent de prélever mon propre sang pour le cacher dans les endroits les plus improbables de mon corps, donc si tu es une personne un peu trop tactile, réfléchis-y à deux fois avant de me toucher.

C'est vrai, mon pouvoir me rend fabuleuse, je te l'accorde, mais c'est quand même une emmerde lorsqu'il s'agit de se régénérer. Tu l'as bien compris, je ne peux pas utiliser indéfiniment mon sang, sinon ça ne serait pas marrant. Bon, bon, je vais t'accorder une seconde fleur parce que je t'aime bien : Mes larmes sont le seul antidote de mon propre poison, mais attention, ces dernières devront traduire une émotion, donc oublie ton armure d'oignons.

Sur ce, je te laisse, j'ai d'autres expérimentations à faire.  Si tu me cherches, tu me trouveras sans doute entrain de trainer dans mon laboratoire aménagé. J'espère te revoir bientôt.





Physique


Oh mon visage ne te rappelle absolument rien ? Fais un effort, ton regard a déjà dû frôler mon image un peu partout dans la ville. Tu t'en souviens maintenant ? Et oui, c'est bien moi, en chair et en os, l'égérie de la maison Louis Jacob et la vedette du magasine : So sexy, So elle. Oui, je sais, j'ai complètement omis d'en parler quand je blablatais mon histoire mais bon, ce n'est qu'un détail, un gagne pain pour financer mes recherches scientifiques. Oh, ne boude pas. De toutes les manières c'est ta faute aussi de n'avoir pas reconnu mon visage et ne cherche pas à te trouver d'excuses.

Comme tu as pu le constater en feuilletant le dernier numéro du magasine So sexy, So elle, je suis mannequin. Et forcément, mannequin rime avec minceur et grande taille. Mes mensurations sont totalement publiques mais je me permettrai de les rappeler ici : Je mesure 1m74 pour 55 kilos. D'après les critiques, mon physique présente mon plus grand avantage : Devenir l'égérie d'une marque de luxe en moins de deux ans en est la preuve. Mais qu'importe, car s'il y a une chose dont je suis fière, ce sont bien mes longs cheveux châtains aux reflets cuivrés-dorés ainsi que ma peau légèrement halée -seul patrimoine génétique de mon père.-

Je me rappelle aussi de maigres souvenirs lorsque j'étais enfant : Mon père me répétait sans cesse que j'avais le même visage que celui de ma mère.
Mon visage… Mon visage est sans doute l'arnaque d'une génération. Madame Williams, ma mère adoptive, ne cessait de me conter la première fois où elle m'a vu, étendue sur de l'herbe. Elle me racontait avec cette passion acharnée à quel point, elle fut subjuguée par les traits de mon visage. Elle, qui est très croyante, ne cessait de répéter : Tu es le plus beau chef d’œuvre du Seigneur.

Elle n'était pas la seule à être frustrée par mon visage: Mon prof de violon m'appelait son ange déchu et Monsieur Louis Jacob, fondateur de la maison Louis Jacob, s'empressait après chaque défilé, de me caresser les cheveux en me lançant presque douloureusement : "Ta beauté est une effraction à la réalité."

Il m'arrive souvent de me scruter dans un miroir avant de le casser, les gens me parlent de beauté, pourtant je ne vois qu'une brune qui, dans un corps de femme, a su préserver une part d'innocence.

Mais ne vous méprenez pas, j'ai eu ma part de rumeurs et de colportages et je les excuse bien volontiers : Il n'est pas monnaie courante d'être brune tout en ayant des yeux en amande dont la couleur hésite entre le gris et le bleu. Certains pensent qu'ils ne sont pas naturels, d'autres que ce ne sont que des lentilles de couleur. Je hoche la tête en souriant à coeur ouvert : Discuter avec des abrutis pourrait les instruire.




Caractère


Décrire mon caractère est la chose la plus chiante que j'ai eu à faire après la fois où j'ai dû enterrer Bryan dans son jardin. Quelle plaie. Comment pourrai-je me décrire ?

Je suis une femme compliquée, j’irai même jusqu’à dire que je suis la contradiction habillée en femme. Oui, je sais, cela ne vous avance à rien. Alors je tacherai de faire le tour de ma personnalité sans trop m'y attarder.

Tout d'abord, Je suis faussement sympathique : Il m'arrivera de te sourire, de te parler, de t'écouter te plaindre. Mais ce n'est pas pour autant que tu deviendras mon ami(e). D'ailleurs, je n'ai pas d'amis, les personnes que je côtoie sont répertoriées en trois catégories -J'aime faire les listes, cela me détend.- : Famille, contacts professionnels et coups d'un soir. C'est ainsi que je traite ceux qui m'entourent. D'ailleurs, je préfère la science aux êtres humains, au moins on est sûr que chaque problème a une solution rationnelle. Je pourrai me perdre dans mes expérimentations. Pour moi, la science est un homme qui me donne envie de crier : J'en veux encore plus.

Il faudra aussi que tu saches que si je n'ai pas le nez plongé dans mes livres de biologie, je dois sans doute être entrain de jouer du violon.
Le violon est ce qui me complète, et je me débrouille plutôt bien. A travers cet instrument, j'ai l'impression de vivre certaines émotions encore inconnues en moi. Madame Williams me disait souvent que mon empathie se cache à travers les cordes de mon instrument et que mon humanité se manifeste à travers les notes que je joue.

Tu sais, je suis un peu bizarre, je ne me sens à l'aise que lorsque j'ai nettoyé à fond ma chambre, étiqueté tous mes ustensiles et ranger mes livres par année de publication. Je peux passer des heures à astiquer comme une damnée et la moindre poussière peut me faire plonger dans une colère noire.

Décrite comme étant très calme, il est très rare que je hausse la voix, mais ce n'est pas pour autant que je n'ai pas de répondant. Sans vouloir me vanter, je suis le genre de femme capable de te lancer une simple phrase qui te fera passer de longues nuits blanches.

Avec moi, le cynisme et l'ironie sont toujours au rendez vous : Il m'arrive dès fois de vouloir réconforter quelqu'un en essayant de lui sortir une des nombreuses phrases que j'ai entendues, mais cela ne marche pas toujours : Mon interlocuteur pense souvent que je me moque de lui. En y repensant, il n'a pas tout à fait tort.

Si je devais me fier aux bouquins psychologiques, je suis de nature et sadique et psychopathe. Je sais, ce genre de conneries exagèrent sans arrêt pour mieux se vendre. Néanmoins, il demeure véridique que lorsque je suis levée du mauvais poil, il m'arrive de vouloir m'acharner sur le premier venu jusqu'à l'ennui ou jusqu'à ce que je trouve une nouvelle victi..personne. Monsieur Louis Jacob appelle ça un " petit caprice de starlette." Moi, j'appelle ça fais-ce-que-je-te-dis-ou-je-t'écrase.

Bon, on ne peut pas m'en vouloir d'être autoritaire et d'avoir des penchants à commander plutôt que de recevoir des ordres. Après tout, je suis née sous le signe du  Lion et le roi des animaux ne se fait pas dicter la loi de la jungle par un mouton.

Concernant mon caractère psychopathe, n'exagérons rien, appelons ça un caractère décalé, je collectionne la tête de plusieurs vipères dans mon congélo : J'ai découvert que c’était le meilleur moyen de conservation des venins. Aussi, mon micro onde abrite des yeux humains, et non, tu ne sauras jamais comme je me les procure. Et enfin mon four est devenu le nid de plusieurs ossements d'invertébrés :J'expérimente un nouveau concept.

Tu sais que tu es emmerdant à poser trop de questions et à sans cesse me couper la parole ? Oui, tu veux savoir comment j'ai tué mon ancien petit ami : J'ai versé quelques goutes sur une tronçonneuse et je l'ai découpé. Par contre, j'écoutais du Chopin alors je n'ai pas la moindre idée de ce qu'il l'a tué en premier : le poison ou la tronçonneuse.
Ah oui, j'oubliais, si tu venais à dévoiler ce que je raconte aux médias, je répondrai calmement que je voulais faire du buzz et ensuite je te tuerai mais cette fois en écoutant du Beethoven. Tuer est un art et j'aime l'accomplir en étant dans les meilleures conditions. Je pense que j'ai fait le tour de tout ce qui peut me concerner, c'était un plaisir de te parler, mais je t'invite dans un futur extrêmement proche, -maintenant- à prendre la porte. Byee-Byeee.

Oh une dernière chose : Si tu penses mourir ou te faire tuer, je te prierai de signer ce formulaire qui me permettrait de récupérer ton cadavre. Vois les choses d'un bon œil, tu contribueras à la révolution de la science. Et sois gentil de prévenir la prochaine personne qui voudra te faire la peau, de bien vouloir faire attention à des organes vitaux, j'en aurai besoin. Tu peux dégager maintenant.





Histoire


Elle avait un parfum de terres encore inconnues, de forêts vierges et de territoires encore inexplorés. Elle portait en elle la fraicheur des pluies hivernales, l'éclat d'un aube qui, égoïstement, se laissait désirer et un parfum de liberté, où les notes fruitées rebroussèrent chemin à la venue des premiers nuages gris.
Son regard parlait le langage des souvenirs, un glorieux passé où l'insouciance et la joie de vivre muraient l'essence de sa venue.

Nul doute ne pouvait subsister, cette fille venait d'ailleurs...
Elle était dans les bras de certains, un doux nectar de fruits défendus; dans les bras d'autres, l'amertume d'une dernière cigarette entamée, la peine d'un dernier slow qu'on avait amnistié de danser. En quête d'elle-même, elle s'était égarée parmi tant de fragrances masculines. Et pourtant... se voulant ambassadrice d'écumes de jours heureux, elle fut proclamée épithète de vengeance et de haine luxurieuses.

Elle aurait voulu connaitre la pureté des neiges montagnardes et les couleurs de milliers de fleurs, le doux bruit des ruisseaux perdus dans de vastes plaines d'un quelconque continent. Elle aurait voulu découvrir cette simple inaccessible Symphonie que les Hommes; trop cupides, avaient oublié d'écouter. Elle aurait voulu se perdre dans un chant élévateur, mais le sien fut parsemé de doutes et questionnements insensés… Maudit sois-tu, toi qui fit de la curiosité, une luxure.

Fausse brebis ou louve amadouée, ouragan dévastateur ou plutôt purificateur ? Telle est Harley, tantôt douce, tantôt crue. Une ombre qui avait appris à jouer sur les mots et les émotions. Une larve qui, par mégarde, avait salué le monde en veuve noire au lieu d'un fragile papillon. Harley où la voie pour comprendre l'absurde et domestiquer l'indéchiffrable.    

PART 1: QUI ÉTAIT-ELLE ?
Elle n'était personne, où peut-être une essence à la recherche de ce qu'elle est vraiment. Était-elle passé, présent ou futur ? Nul ne serait y apporter réponse à valeur invariable. Quand avait-elle vu le jour ?  Lorsqu'elle vint au monde un 25 Juillet d'une année parmi tant d'autre ? Lorsque; par une nuit sans lune, une guerre civile éclata ? Non, non, elle naquit le jour même où , pourrissant dans un orphelinat, elle le rencontra. Une blouse blanche, un regard vicieux et une main ainsi qu'une voix faussement réconfortantes.

Mais avait-elle au moins connu le bonheur ?
Son enfance n'était qu'une série de souvenirs heureux qui finirent sur une note tragique, une fausse note que l'on aurait joué par mégarde : La guerre. Elle ne connut jamais sa propre mère. Mère ? Non, la femme qui l'avait mise au monde. C'est ainsi qu'elle aimait l'appeler : " La femme qui l'avait mise au monde." Car simplet fut-il, celui qui penserait qu'il suffisait de mettre au monde pour être appelé " Maman."
Éternellement prisonnière de son complexe d’Œdipe, sa vie se résumait en un mot et quatre lettres : "Papa." Pour le regard adorateur de celui qui était "l'homme de sa vie", elle bravait l'impossible devenant ainsi une vraie prodige, un génie. Son talent ne manquait pas d'émerveiller grands et petits. Brillante, cultivée et dotée d'une sensibilité artistique inégalable, elle était femme dans un corps d'enfant.

C'est ainsi qu'elle vécut. Les années passèrent telles des heures dans une journée. Harley ne cessait de grandir, révélant au monde sa beauté nourrie exclusivement d'arts, de concerts, d'opéras, de musées et de luxe. Mais soudain, l'horloge de cette vie paisible s'arrêta brusquement sans crier garde. Elle était si jeune, si fragile, elle avait encore besoin de vivre, besoin de son père et surtout besoin d'être heureuse. Son horloge se gélifia à ses dix ans avec les derniers soupirs de son père, endormi dans un lit de balles.

Ce soir là, elle dû faire le deuil de ces deux plus précieuses personnes : son père, celui qui lui avait tant donné, puis elle ou plutôt celle qu'elle avait été jadis. Ils étaient tous deux enterrés à jamais, la petite fille qu'elle avait été contrainte d'abandonner et le père, dont elle avait été si prématurément privée. Rien ni personne ne pourra plus jamais les séparer.
Il ne restait plus que des débris de ces merveilleux jours et une voix qui murmurait : "Viens, je t'accorderai une vie meilleure.

PART 2 : IL ÉTAIT UNE FOIS, UN ANGE DÉCHU
A l'affut d'une armée de seringues, de liquides translucides qui sillonnaient son corps, assoiffés de polluer chaque parcelle encore demeurée intacte, elle devint quelqu'un d'autre. Un récipient vide incapable de vivre. Et pourtant, heureux fut il, celui qui murmura ces sages paroles : "Derrière la grandeur de chaque homme, se cache une grande souffrance." N'est-ce pas étonnant la manière avec laquelle la vie est faite. Toute chose, insignifiante soit-elle, suit une logique des faits. Ainsi, Bonheur devient Désillusion qui nourrit Souffrance.  Souffrance invite Haine et avec un peu de chance, Mégalomanie sera des présentes, ce soir.

Cette femme, cette ancienne enfant,  n'était plus que questionnements et errance. Et dieu ce qu'elle se languissait. Elle était Lune qui rêvassait d'un quelconque soleil. Son coeur était obscurité qui implorait dans un silence expressif, qu'on daigne le baigner de lumière.  Comprenez-vous ce dilemme ? L'agonie de pouvoir être heureux mais pourtant ne pas le vouloir, ne plus avoir la force de l'espérer. Tiraillée entre cynisme et sadisme, elle succombait, s'enfonçait, attirée par le malsain, associant surface à rêve lointain.

Patience mon cœur, patience. Car Chagrin n'est qu'un bonheur encore égaré et tout sombre arbore une facette claire. Le gris, après tout, demeure l'ombre d'un rose. Allons, Allons, patience. Un jour adviendra, messager d'espoir, où le sang impur lavera l'affront criminel pour qu'ainsi cet esprit torturé puisse enfin retrouver le repos éternel.

Patience.. Patience.. Patience ? Pa…tience ? Un si petit mot, mais qui demeure si lourd à porter. Patience, attente.. Attendre quoi ? Attendre longtemps ? Pourquoi devrait-elle attendre ? N'est-ce pas l'attente, une forme de mort ? Et pourtant, Harley avait attendu. Elle avait attendu que ses nuits et journées cessent de se ressembler. Elle avait attendu qu'on vienne la secourir, qu'on la protège d'elle-même et de ce qu'elle allait devenir dans un futur trop proche. Et pourtant, l'Homme est de nature fort décevante et le temps beaucoup trop orgueilleux et insouciant pour daigner revenir ne serait que quelques années en arrière.

C'est en baignant dans un océan sans fond de malheurs, qu'Harley naquit une seconde fois. Trouvant dans le mépris, une consolation puis une compensation, elle n'en demeura qu'elle restait une femme incomplète non assouvie, elle était, par ce même biais; devenue la "Sed non Satiata" de Baudelaire. Ainsi, sa souffrance ne fut que le moteur déclencheur d'une nouvelle vie, d'une nouvelle personne ou tout simplement d'un nouveau départ.

PART 3 : LORSQUE LA MORT SONNE LE GLAS DE LA RENAISSANCE
Croyez vous en Dieu ? Qu'importe votre réponse car cette "entité" avait enfin daigné enlever ses lunettes de soleil et ses écouteurs pour se pencher sur la gamine en question. Sept mois se sont écoulés et Harley désespérait de plus en plus toute l'équipe scientifique y compris le chef directeur : Elle était l'objet d'un projet qui faisait miroiter les yeux des politiciens et saliver les plus grands commandants d'escadrons : La femme bombe. Voilà ce qu'elle devait être, une arme humaine bonne à envoyer le nucléaire jouer au bac à sable.

Seul bémol : Le corps de la jeune fille ne répondait pas correctement aux attentes des scientifiques et c'est ainsi qu'un génie illuminée eut la géniallisime idée d'augmenter les doses d'un curieux mélange venu tout droit d'Asie Centrale. Le résultat n'en fut que plus brillant : Le cœur de l'enfant s'arrêta sans permission. On ne prit pas un temps fou pour en conclure qu'il fallait se débarrasser du corps. On proposa l'incinération mais la petite fille avait un si beau visage qu'aucun des savants ne put s'y résoudre. On finit par l'abandonner dans une vaste forêt.

C'est tragique de mourir à cet âge, n'est ce pas ? Mais à ce stade, sa mort était bien plus une libération qu'une fatalité… Dieu aurait bien rempli son boulot, mais il ne choisit jamais la voie de la simplicité et pour cause : Elle bougea un doigt. Elle entrouvrit ses yeux et avant de basculer vers le néant, elle crut distinguer deux silhouettes.

PART4: LORSQUE SATAN S'HABILLE EN BLANC.

(Pour la quatrième partie, je préfère qu' Harley prenne la parole, C'est sa vie après tout.)

Quelle plaie de devoir raconter sa vie, surtout à des inconnus qui ne seront rien d'autre que des inconnus. Mais puisque cela vous intéresse autant, allons bafouiller mon intimité ensembles.

Mon dernier souvenir remonte à 10 ans, sans savoir comment ni pourquoi, je m'étais retrouvée chez la famille Williams qui m'ont tout de suite recueillie, puis adoptée.  Je me souviens qu'à l'époque, aucun son ne pouvait sortir de ma bouche. J'ai vu défiler des médecins de tout genre dans ma chambre, je pense que les meilleurs catwalk d'YSL n'auraient su mieux faire. Tous disaient la même chose : Choc Cérébral. J'avais envie de leur faire remarquer qu'il n'y avait pas besoin d'être diplômé d'Harvard pour remarquer la frayeur tatouée sur mon visage.

Enfin, passons.

Ma vie se résumait à du silence ou du moins était résumé à du silence jusqu'à mes 14 ans, et plus précisément au moment où le violon a franchi le seuil de notre maison. J'étais éblouie par cette merveille, tellement éblouie que je consentie humblement à communiquer avec le monde qui entourait ma personne. La première phrase qui sorti fut donc : "Apprends-moi à en jouer."

Je me rappelle des larmes de joie qui ruisselaient sur le visage de ma mère adoptive, les mains de mon supposé père sur ma chevelure. Ils étaient même allés jusqu'à prendre une photo pour immortaliser l'instant. C'est marrant, je n'ai jamais eu besoin de prendre des photos pour immortaliser mes instants, elles étaient immortelles de par leur seule et unique volonté.

Aussi loin que je puisse m'en souvenir, je pourrai affirmer que ma vie autant que "jeune demoiselle de son rang" était très amusante à vivre mais aussi ponctuée par des événements sordides mais très hilarants à raconter.

A mes 16 ans, j'avais fait la connaissance d'une gamine blonde très intéressante à expérimenter : Elle me détestait et ça me réjouissait. Si vous me demandiez la raison pour laquelle elle ne me supportait pas, j'en écrirai un roman mais disons que sa haine a éclaté au moment où je l'avais détrôné : Brillante élève, aimée de tous. Et moi, pauvre inconnue, je m'étais impunément invitée dans son petit monde pour tout démolir. Pour ma défense, j'aimerai soulever que ce n'est pas de ma faute si étudier me parait chose facile, presque ennuyante.

Mais si je devais me rappeler d'un souvenir, je crois que ça serait celui là : C'était un soir qui aurait pu être comme tous les autres soir, mais -il y a toujours un mais- j'eus la surprise de voir mon amie blonde trainer avec son chien, d'après ses propos incohérents et ses cris, elle me menaçait de me défigurer si je ne rompais pas avec Bryan. Ses yeux me disaient qu'elle l'aimait encore. Pauvre d'elle, elle ne saura jamais la raison pour laquelle j'avais accepté de sortir avec cette tête de linotte : La voyant pleurer ce jour là, j'étais a deux doigts d'en orgasmer. Décidément, une femme en pleurs et torturée par la douleur est une forme de beauté pure.

Je m'égare… Donc revenons à la demoiselle en question. Elle s'avança vers moi et me griffa le visage ou plus sincèrement embarqua la moitié de ma chaire avec comme bonus quelques gouttes de sang qui se déposèrent sur la museau de sa bête. Quelques instants suivirent, et deux corps se raidirent, sans vie. Je m'approchai, blasée d'avoir perdu ma toute nouvelle ennemie… Son visage noyée dans le vomi de son chien… Pour la première fois, La blondinette me parut belle. Il me fallut quelque minutes pour comprendre ce qui s'était passé. Apeurée, je courus me réfugier dans un parc en pleurs. Je me répétai sans cesse que j'étais un monstre… Il n'y avait que les monstres qui pouvaient tuer une pauvre bête sans défense… Pauvre chien.

De la même manière, il a fallu sacrifier quatre autres humains pour que je puisse avoir la conviction que mon sang était bel et bien la source de leur mort. Je tiens à préciser que le médecin et Bryan étaient un incident, un malheureux incident. Pour les deux autres, leurs morts appuyaient ma thèse.

A mes 20 ans, malgré les pleurs de ma mère, je pris la décision de retourner en Californie afin de mieux comprendre ce qui m'arrivait, mais surtout pour avoir plus de cobayes… Dans ma vulgaire petite ville, j'aurai pu raser tous ses habitants avant de n'avoir pu assimiler toutes les dimensions de mon pouvoir.

                                                                                                                                                                 #TO BE CONTINUED.


My fair Lady





Informations sur le joueur • Harley kayser est le vrai prénom de mon personnage. Cependant, elle est plus connue sous le nom de Jordane Williams, qui est son nom d’usage professionnel. Selon le RP, mon personnage prendra tour à tour le prénom de Jordane ou Harley.♥ Le règlement est complexe et c'est la raison pour laquelle Thrall est un parfait idiot que personne n'aime.




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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 1:00

Très bonne fiche, je t'aime mon amour ! ♥
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 1:07

Han, baby. Je t'aime aussi sexy boy.
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 1:21

Bienvenue 8D je m'occupe de ta fiche demain également, c'est trop tard mon petit cerveau là! N'hesitez pas a passer sur la CB tout les deux o/
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 1:38

Bienvenue ~
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 16:08

Avant de commencer deux choses : l'avatar n'est pas à la bonne taille ! (Bonne taille: 200*350)
et ensuite, il manque le code (En tout cas je ne l'ai pas vu ^.^)

Pouvoir:
 

Physique:
 

Caractère:
 

Histoire:
 

Quand tu auras corrigé ta fiche, ton avatar et mis le code, tu seras validée !
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 17:14

J'ai corrigé mes fautes. J'ai aussi changé les dimensions de mon avatar, j'espère que cela te convient.
Par contre, je ne comprends pas lorsque tu me demandes de mettre le code.
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 17:25

Lis bien le règlement et le contexte. Je peux pas t'en dire plus. Il est nécessaire pour être validé
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 17:50

C'est bon, j'ai mis le code !
Est-ce qu'il y' a autre chose à revoir sur cette fiche?
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 17:52

Par contre, est-ce que vous pourriez attendre un peu avant de me valider? J'aimerai bien mettre les petites images.
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 17:55

Ok ^.^
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 18:17

C'est bon, j'ai fini.
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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange. Dim 22 Mar - 18:20

Bienvenue dans la famille !




Tu peux dès maintenant :

▬ Aller recenser ton avatar, ton pouvoir ainsi que ton métier
▬ Créée ta propre fiche de relation
▬ Aller chercher ton téléphone portable
▬ Ou bien commencer à trouver des rp's

Bonne chance pour ton aventure sur Hani !


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MessageSujet: Re: Lorsque le diable arbore un sourire d'ange.

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Lorsque le diable arbore un sourire d'ange.
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