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J'avais l'impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j'avais perdu les souvenirs eux mêmes, comme si les choses qu'on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles • • Thrall

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MessageSujet: J'avais l'impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j'avais perdu les souvenirs eux mêmes, comme si les choses qu'on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles • • Thrall Jeu 5 Mar - 22:15



Tu te souviens ?
Tu sirotais ton chocolat, assise confortablement dans ton siège. Le café de Thrall était plutôt vivant en après-midi, mais perdait toute son animation en fin de soirée. Tu ne quittais pas ton petit ami des yeux, suivant le moindre de ses mouvements. Ses sentiments n'étaient toujours pas revenu... Tu n'en pouvais plus, cette attente semblait interminable, insoutenable... Tu voulais le retrouver, c'était ton souhait le plus cher. C'est pour cela que tu avais accepté d'aider Ouroboros, uniquement pour ça. Tu te mordis la lèvre, avant de détourner le regard. Tu n'étais pas là pour les beaux yeux de Thrall, loin de là. Hani avait prit sous son aile un Newals, qui vendaient des informations sur l'organisation dont tu étais membre. Ton objectif était donc d'obtenir des renseignements sur lui, et de le tuer. Tu le savais, Thrall faisait partit d'Hani, et hébergeait des personnes démunies. Cela te répugnait de l'utiliser ainsi. Mais il valait mieux que ce soit toi plutôt qu'un autre agent.

Une fois ton chocolat terminé, tu t'avança vers le comptoir, avant d'y poser la tasse, sourire aux lèvres :

- Merci pour tout Thrall, c'était délicieux ...

Tu ne le quittait pas des yeux, te demandant ce qu'il pouvait bien penser de toi. Lors de votre "première" rencontre, tu lui avais sauté dessus, avant de l'embrasser. Un Newals comprenait-il la valeur de ce geste ? Tu en doutais fort. Inconsciemment, tu rapprochas ta main de celle de ton bien aimé, avant de t'accrocher tendrement à ses doigts. Tu avais toujours l'impression qu'il allait se réveiller, d'un moment ou un autre. Alors, tous ce que tu avais à faire c'est attendre non ? Tu retira ta main soudainement, les joues rougies :

- Ah... Excuse-moi... Ta copine me tuerait si elle le savait...

Oui, tu lui avais parlé de son passé, sans dire que tu étais la fille qu'il aimait. Pourquoi d'ailleurs ? Tu ne savais pas vraiment. Tu trouvais peut-être stupide, voire embarrassant de parler de toi ainsi ? Ou la mauvaise opinion que tu avais de toi t'en empêchait peut-être, aussi. Tu poussas un petit rire :

- Je m'en souviens, vous étiez très proches tu sais... Elle t'attends peut-être, en haut d'une tour...

Oui ta référence était complètement stupide, m'enfin. Thrall n'allait sûrement pas vraiment comprendre où tu voulais en venir. Mais dans un sens, c'était un peu vrai. Tu attendais que ton prince vienne te sauver, du joug d'Ouroboros. Haha, ce n'était pas voulu en fait. Ah oui, c'est bien beau de bavarder pendant des heures, mais tu ne dois pas oublier ta principale mission :

- Ah oui, j'aide Hani à trouver un type, pour le protéger. Ken, un Newals qui vend des infos sur Ouroboros. Tu l'as déjà vu par ici ?

Et voilà, tu lui avais mentis, tu ne pouvais plus reculer. Tu détestais vraiment ce que tu étais en train de devenir, mais cela était pour toi, Thrall. Tu continua de lui sourire, tout en jouant avec tes cheveux :

- Ah oui ! Il te reste des beignets, j'ai faim...

Tu changeais vite de sujet, mais tu ne voulais pas continer de lui mentir. S'il ne savait rien, tu t'en prendrais directement à un agent de Hani. Hors de question de lui faire du mal, cela devait être vain, si les Newals sont également insensible à la douleur.

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MessageSujet: Re: J'avais l'impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j'avais perdu les souvenirs eux mêmes, comme si les choses qu'on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles • • Thrall Ven 13 Mar - 18:21



UNRAVEL


Une journée banale pour Thrall. Toujours cloitré derrière ton comptoir, essuyant ses tasses, tu regardas toutes les personnes venir. Mais aujourd'hui, tu eus tout de même le droit à la visite de Cassiopée. Que dire d'elle ? La première fois que tu l'avais vu, elle t'avait sauté dessus en t'embrassant, alors que tu ne la connaissais pas. Depuis, elle vient régulièrement te voir, voulant siroter son chocolat. Elle te ramena sa tasse, te remerciant pour cela.

- Cassio...colat. Cassiocolat. Je vais appeler ce chocolat "Cassiocolat". Parce que tu en prends tout le temps.

Tu n'avais pas l'habitude de dire autant de mot en une seule phrase. La jeune femme s'approcha de ta main, la prenant ensuite. Son visage était rougi, et toi, comme à ton habitude, tu restas neutre. Sans émotions. Celle-ci s'excusa pour ça.

- Elle te tuerait ? Pourquoi ? Je donnerais aussi son nom à une boisson alors.

Tu ne comprenais vraiment plus rien aux sentiments humains. Devenir un Newal ne t'avait pas réussit. A vrai dire, cela n'avait réussit à personne.
Bref, la jeune fille revenu à un sujet plus parlant pour toi. Hani. En effet, ils recherchaient quelqu'un, et la femme était venu te demander des infos. A vrai dire, cela paraissait normal. Ton café est le lieu idéal pour glaner la moindre information. Et comme tu passais tes journées derrière ton comptoir, tu pouvais entendre les conversations de tout le monde, ce qui pouvait faire de toi un très bon informateur. Malheureusement, tu ne savais pas beaucoup de choses à propos de ce "Ken"

- Maisons délabrées.. Dernier endroit vu...

Tu ne pouvais pas renseigner la demoiselle plus que ça. Tu quittas ton comptoir pour commencer à nettoyer les tables. C'était la fin de journée, le café était vide. Cassiopée te demanda s'il te restait à manger.

- Comptoir ... Sers-toi.

Tu continuas à nettoyer ta petite salle. Tu n'étais pas excessivement maniaque, mais tu aimais tout de même avoir de l'ordre pour pouvoir accueillir tes clients le lendemain.

- Je vais fermer... Partir.

Tu n'avais pas énormément de conversation, tu ne savais pas quoi dire à la demoiselle qui était resté jusqu'à la fermeture. Tu retournas juste derrière ton comptoir, pris une petite carte et y écrit grossièrement "Cassiopée, membre VIP du Café" avant de lui donner.

- Voilà. Revient quand tu veux.

C'était ta manière de lui dire qu'elle était la bienvenue ici. C'est vrai qu'elle était la seule à rester te parler. Elle semblait te connaître avant que tout cela ne commence. Toi "l'informateur", voulait avoir des informations sur toi-même, ton propre passé. C'était peut-être égoïste de ta part finalement, tu la laissais rester juste pour avoir ce que tu voulais. Ou alors, toi, l'être dénué de tout sentiments, commençais à apprécier la compagnie de quelqu'un. Attend, te rappel-tu ce "qu'apprécier" veut dire au moins ?

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MessageSujet: Re: J'avais l'impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j'avais perdu les souvenirs eux mêmes, comme si les choses qu'on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles • • Thrall Sam 14 Mar - 13:58



Tu te souviens ?
Tu ne pus t’empêcher de sourire bêtement, et de rougir suite aux propos de Thrall. Cela ne lui ressemblait pas, il fallait croire que, lui aussi, commençait à changer. Qui sais? Il se souviendrait peut-être bientôt de toi ?T'espérait ouais, mais à quel prix ? Ses émotions n'étaient toujours pas présentes... En effet, l'adolescent n'avait pas réagit lorsque tu lui avais pris la main, et il ne semblait point vraiment comprendre ce que tu lui disais :

- Ben... Elle était très jalouse tu sais... Elle détestait qu'une autre fille te touche. Elle était folle de toi, en même temps...

Un léger sourire, tu te forçais mais peu importe. Tu t'étais promis de ne jamais craquer devant lui. De toute façon, il ne comprendrait pas, personne pouvait comprendre. Un vide prenait chaque jour de plus en plus possession de ton corps, tu avais l'impression de te noyer dans tes remords, dans ta tristesse. Tu avais l'impression que les expériences que faisait Ouroboros sur toi effaçait celle que tu étais. Et tu ne voulais pas disparaître, hors de question... Qu'est que tu t'en voulais de lui avoir mentis, mais c'était pour son bien. C'est ce que tu te disais, pour te "réconforter". Tu ne le quittas pas du regard. C'était amusant de le voir travailler ainsi, cela ne lui ressemblait pas. Tu pris place sur l'un d'un des tabourets du comptoir, avant de croquer dans ton beignet, tout en balançant tes jambes dans le vide. C'était bon, cela te réconfortais presque. Lorsqu'il te remis la petite carte, tu ne pu t'empêcher de trembloter. Il avait réussi à t'émouvoir, bien que cela n'était pas si difficile en soi.  Tu te mordis la lèvre inférieure, avant de murmurer :

- Merci Thrall...

C'est un sourire sincère que tu lui offris, cette fois-ci. Tu quittas ensuite le petit bar, après lui avoir fait un petit signe de la main. Tu reviendras demain, après avoir éliminer ce satané Ken...

21h. Tu avais enfin achevé ta mission. Tu étais dans un sale état, certes. Mais, il était mort. Tu pouvais enfin te détendre, te reposer dans un bon lit bien douillet. Tu marchas difficilement jusqu'au café de Thrall, longeant les murs pour ne pas tomber. Qu'est que tu étais faible, cela te frustrait tellement. Tu n'arrivais même pas à protéger ton entourage. Tu avais tellement peur de les perdre, c'était devenu ta principale angoisse. Finalement, tes jambes lâchèrent. Tu glissas contre le mur, dans un léger gémissement. Il faisait froid, ce soir. Les nuages cachaient la lune, et les rues étaient lugubres. Ta conscience s’éteignait petit à petit...

Le grincement d'une porte te fis finalement sortir de ta torpeur, tu redressas difficilement la tête, afin de mieux apercevoir la silhouette qui se dessinait devant toi. Thrall...? Il était encore là ? Les larmes te montèrent aux yeux.  Peut-être parce que la douleur te devenait insoutenable ? Va savoir. Il te soulevas sans grande difficulté, tu t'accrochas à sa taille :

- Je t'en prie Thrall... Me laisse pas toute seule, j'ai peur... Je veux pas te perdre une deuxième fois...

Tu avais parlé un peu trop. Allait-il faire le lien ? Allait-il enfin comprendre à quel point vous étiez proches, avant ? Tu en doutais néanmoins, Thrall n'était pas si idiot. Même s'il était devenu un Newals, il allait probablement comprendre. Après tout ce temps où tu avais essayé de préserver ce secret. Tout les efforts que tu avais mis en oeuvre. Mais peut-être était-ce mieux ? Tu ne savais pas ce que les expériences d'Ouroboros allaient donner sur toi. Autant qu'il sache la vérité avant que tu disparaisses, avant de te faire engloutir par ses ténèbres qui t'envahissaient peu à peu. Mais, tu ne voulais pas. Non, tu ne voulais pas disparaître ! Tu ne pouvais pas abandonner Hiruyio, tu n'avais pas encore sauvé Thrall... Tu plongea tes iris dans ses rubis, leur froideur t'effraya presque. Dans un léger sanglot, tu susurras, désespérément :

- Sauve moi...

Te sauver ? Mais que quoi, allait-il se demander. De l'emprise d'Ouroboros, et de ton cœur meurtri, martelé par tous ces sentiments que tu ne peux contrôler. Tu passas lentement ta main à sa joue, luttant contre cette fichue conscience qui voulait te faire sombrer, encore une fois :

- Souviens toi... S'il te plaît...

Et tu basculas encore dans les abysses. Une chute qui pouvait t'être mortelle. Comment Thrall allait-il réagir ? Tes appels au secours avaient-ils marchés ? Ou avaient-ils étés vains ? Tu voulais le savoir, tu voulais ouvrir les yeux et le découvrir par toi-même. Néanmoins, tu te sentais molle, tu n'arrivais point à bouger un seul de tes membres. Ces derniers te semblaient lourds... Tu ne savais même pas où tu étais, la pénombre t'empêchant d'en avoir la moindre idée. Tu te souvenais juste du visage de Thrall, était-il à ton chevet ? Ce serait tellement beau... Mais tu avais appris à ne pas trop espérer. La chute était violente, par la suite.

A ton réveil, la première chose que tu vis était des agents d'Ouroboros, qui s'acharnaient sur le pauvre Thrall, alors qu'il n'avait rien fait. Tu aurais voulu l'aider, mais tu en avais pas la force. Tu te contentas donc seulement de regarder, avec un pincement au cœur. Alors qu'il était sur le point d’achever l'un des membres de l'organisation, ce dernier lui releva ton identité. Non pas celle de la petite amie abattue par la perte de son cher et tendre, mais celle de l'ignoble Cassiopée, qui décimait tous ses semblables. Tu serras les points. A vrai dire, cela ne te dérangeait point, si c'était Thrall qui te tuait. Cependant, tu voulais au moins t'expliquer, lui dire la vérité, avant de quitter ce monde. En effet, lorsque tu l'avais supplié de te sauver, c'était du joug d'Ouroboros :

- Je crois qu'on va devoir parler Thrall... Ecoute moi s'il te plait, tu pourras me tuer par la suite si tu en as envie.

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MessageSujet: Re: J'avais l'impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j'avais perdu les souvenirs eux mêmes, comme si les choses qu'on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles • • Thrall Dim 15 Mar - 22:44



UNRAVEL


Tu continuas à ranger ton café. Comme à ton habitude, tu restas complètement froid envers la demoiselle. Elle avait beau te parler de ton passé, de ta "bien-aimée", tu ne changeas pas de comportement. Cela t'intéressait pourtant, mais tu ne l'exprimas pas. Tu ne savais pas exprimer ce genre de sentiment.

- Qu'est-ce que la jalousie ?

Tu avais oublié ce que c'était. Pourtant, lorsque tu étais "normal", tu l'étais envers elle. Avant de faire sa carte, tu remarquas bien que Cassiopée était mal. Tu t'approchas d'elle avant de la prendre dans tes bras. Tu ne savais pas ce que tu faisais, tu avais juste vue d'autres clients se faire des câlins, tu pensas donc que ça la réconforterais

- Il parait que ça fait oublier ses soucis.

_________________________________________________________________

21h, tu venais de finir de nettoyer ton café. Propre pour une prochaine journée de travail. Alors que tu voulais allait dormir, tu entendis un bruit provenant de dehors. Curieux, tu allas voir avant de voir qu'il s'agissait de la demoiselle. Elle semblait inconsciente. Tu l'emmenas dans ton café, et l'allongeas sur un petit canapé déchiré avant de lui mettre une couverture sur elle. La jeune fille se réveilla, en disant qu'elle ne voulait pas te perdre une nouvelle fois.

- Me perdre ? J'ai toujours été dans mon café

Tu ne comprenais rien à ce qu'elle voulait dire. Tu la laissas se reposer en retournant dans ton café. Un homme éclata une vitre de ton café pour te faire sortir de ton établissement.

- On sait que la fille est ici, sort d'ici Newal ! Tu dois mourir pour tes actes !

Tes actes ? Qu'avais-tu fait ? Quel était le but de cette journée ? Cassiopée qui semblait heureuse, puis retrouvé ensanglantées ? Des hommes voulant ta peau pour aucune raison ? Cela était trop pour toi. Tu perdis le contrôle de toi-même. Tu enfilas ton masque avant de sortir

- Pauvre fou, venir me défier était la pire de vos erreurs. Vous ne toucherez pas à Cassiopée, vous ne lui ferez pas de mal !

Tu fonças sur la dizaine d'hommes. Dix contre un, il était sûr que tu n'avais aucune chance. La troupe te blessa gravement. Il pensait t'avoir eu. Il ne te connaissait pas.

Musique de fond 8D:
 

- Haha, bande de chien... Vous allez périr.

Tu utilisas ton pouvoir. Ton œil changea de couleur comme à son habitude, te permettant de te créer des lames de sang. Tu t'avança prêt d'eux lentement. Tu voulais qu'ils aient peur. Qu'ils comprennent que la mort venais à eux. Tu rias avant de te lancer à corps perdu dans le tas. Trancher, découper, lapider. Tu fis une vraie boucherie. Tu te trouvas au milieu de corps. Tu étais heureux. Avoir tué ses hommes. Cela te donna une forme de plaisir. Et tu te rappelais de tout. Cassiopée. Votre couple. Tes souvenirs étaient revenus. Ceci était ta vraie nature. Un meurtrier. Mais pour combien de temps. Un horrible mal de crâne te prit, te mettant "K.O" au beau milieu de la mare de sang. Tu te tenais la tête en appelant au secours. La douleur était insupportable. Mais tel était le prix pour l'utilisation de ton pouvoir. La perte de tes souvenirs et de tes sentiments.
Un dernier agent d'Ouroboros te révéla la vérité sur "l'horrible Cassiopée". Mais il était trop tard. Tu étais déjà revenu normal. Cela ne t'affecta pas, tu restas de nouveau neutre en apprenant cette nouvelle. Cassiopée revenu vers toi, voulant te parler. Et te proposant de la tuer si tu le voulais

- Parler ? Mais de quoi ? Pourquoi ces gens sont morts déjà ?

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MessageSujet: Re: J'avais l'impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j'avais perdu les souvenirs eux mêmes, comme si les choses qu'on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles • • Thrall Lun 16 Mar - 0:06



Tu te souviens ?
Tu n'aimais pas ce froid qu'il y'avait entre vous. Il y'avait tellement de distance entre vous, alors que vous étiez si proche auparavant. C'était comme ça, tu n'y pouvais rien. Tu ne pouvais qu'attendre que les choses reviennent comme avant. Oui, tu devais juste attendre, attendre, indéfiniment... La question de Thrall ne te surprenais guère, d'un petit sourire, et d'une voix relativement douce, tu lui répondis :

- La jalousie, c'est quand tu n'apprécies pas de voir ton amoureux avec une autre fille, de le voir proche d'une autre. Tu l'envies un peu, t'aimerais être à sa place. Alors ça t'énerves, parce que tu peux rien y faire. Parce que la jalousie, ça crée des conflits avec ton amoureux. Et après, tu pleures. Tu t'en veux d'avoir été idiote. La jalousie, c'est un peu comme un manque de confiance. Mais c'est plus fort que toi, tu peux pas lutter. C'est l'amour qui rends jaloux. C'est parce qu'on tient à la personne plus que tout que l'on ressent ce genre de sentiments... Et je... Enfin, ton amoureuse tenait énormément à toi.

A nouveau, tu posas ta mains sur celle de ton amant. Le regard et le sourire que lui offrait semblaient un peu celui du mère. Mais, tu avais toujours eu un petit côté maternel. Et t'occuper d'Hiruyio n'arrangeait point les choses. Soudainement, tu sentis deux bras t'étreindre, et te serrer fermement. Tu ne pus t'empêcher d'être surprise, tu passas tes bras autour du cou de Thrall, avant de le serrer aussi fort que possible. Il ne savait probablement point ce qu'il faisait, mais peu importe. Cela te faisait énormément plaisir. Un large sourire se dessinait sur ton visage, alors que tes yeux brillaient :

- Merci Thrall, c'est exactement ce dont j'avais besoin. Je me sens un peu mieux maintenant !

Cette fois-ci, tu ne fis pas de commentaire sur sa chère petite-amie qui péterait un câble s'il faisait un câlin à une autre femme. Tu étais bien trop heureuse pour cela. Enfin, il était temps de partir désormais... Tu reviendrais demain. Là, tu avais du boulot.

21h pétantes. Ce satané Ken t'a bien amoché, tu te laissas glisser contre le mur du café de ton chéri. Il était sûrement en train de se reposer. Les ténèbres t'engloutirent une première fois, alors que Thrall était bien décidé à prendre soin de toi. Lorsque ton esprit daigna enfin retrouvé conscience, tu fixas longuement ton amant, le suppliant de ne pas te laisser. Toutefois, il ne comprit pas vraiment où tu voulais en venir.

- Thrall... En fait, je ..!

Tu n'eus pas le temps de terminer ta phrase - alors que tu allais enfin tout lui revéler, un éclat de verre te coupa, ainsi que plusieurs voix rauques. Elles semblaient en avoir après Thrall. Oh, bordel. Ouroboros. Ces deniers étaient toujours derrière toi, ils avaient dû voir que tu étais blessée, et pensaient que Thrall avait profité de ta faiblesse pour t'enlever. C'était fréquent en ce moment. Des agents étaient prit en otage, et des Survals ou Newals exigeaient leur survie, leur protection.

- Laissez-le ! Il n'a rien fait ..!

Trop tard, il était déjà partit. C'était peine perdu ! Ils étaient trop ! Ton corps tremblait de tous ses membres, serrant la couverture pour retenir tes sanglots, tu fus une nouvelle fois témoin de ta faiblesse. Tu ne savais pas pourquoi, mais tu avais l'impression de faire face au Thrall d'avant. Sa façon d'exprimer avait changé, et la froideur qui l'avait envahi semblait s'être dissipée. Pourtant cela te semblait bien improbable. Soudainement, tu poussa un cri. Thrall s'était écroulé sur le sol. Il ne pouvait ...

- Thrall, je t'en supplie me laisse pas toute seule, qu'est je vais devenir sans toi hein ?!

C'était un peu égoïste de dire ça, tu en avais conscience. Et Hiruyio, dans tout ça ? Cette fois-ci, tu avais craqué. Tu n'arrivais plus à arrêter tes pleurs, et à lutter contre ta respiration saccadée. Ta vision se brouillait, tu avais l'impression que les abysses allaient encore te dévorer. Cependant, entendre la voix de ton bien-aimé te calma un peu. Il était vivant. Tu ne pouvais pas l'aider, ton corps était encore bien trop faible, il ne s'était pas remis de son précédent combat. Tous ce que tu pu faire, c'est envoyer tes petites créatures prendre les coups destinés à Thrall. Un vrai boucherie, ton amant causa une vraie boucherie. Tu y étais habituée, cela ne te fis pas grand chose. De toute façon, ces hommes méritaient de crever non ? Ah, Thrall ... Il avait tellement été classe là, il était un peu ton prince. Tu souris légèrement, mais cela fut de courte durée. Un pauvre con venait de vendre ton identité, celle de la cruelle et sanguinaire Cassiopée, qui tuait tout ses anciens compagnons. La dégoûtante et répugnante Cassiopée... Si l'albinos avait bel et bien recouvré la mémoire, qu'allait-il penser ? Il allait te tuer ? Pff, cela ne te dérangeait pas tant que c'était lui. Tu devais t'expliquer... Alors que tu t'attendais au pire, tu sentis deux bras t'étreindre, et une douce chaleur t'envahir. Thrall... Pourquoi ? Hein, pourquoi ? Tu ne le dégouttais donc pas ? Ce dernier te pris par les épaules, afin de te forcer à le regarder. Ses mots résonnèrent dans la pièce vide. Pourquoi avoir rejoint Ouroboros hein ? Mais pour toi, Thrall, pour te retrouver, pour te sauver, pour que tout redevienne comme avant. Par amour, c'était uniquement par amour. Tu pris une respiration bruyante :

- Parce que je t'aime, Thrall. Parce que tu comptes pour moi. Je voulais te retrouver, et le directeur d'Ouroboros est venu vers moi. Il m'a promis de me conduire à toi si je les rejoignais. J'ai accepté, j'ai été naïve. Finalement, je t'ai retrouvé seule. J'ai voulu partir, tu sais. Ce travail me répugne, je me dégoûte à agir de la sorte... Mais je ne peux plus partir, parce que.... Parce que...

Tu ne pus continuer, l'intensité de tes pleurs t'en empêchant. Étrangement, malgré tout le mal que tu lui avais causé, ton cher et tendre fit tout son possible pour te consoler. Une fois calmée, tu continuas ton récit :

- Ils veulent te faire du mal si je pars... Et, je peux pas l'accepter... Ils te menacent... Pour te protéger je dois obéir aux ordres, c'est la règle. J'ai même accepté d'être leur cobaye pour qu'ils te fichent la paix... Je sais même pas ce que les expériences vont me faire devenir... J'ai l'impression de perdre pied parfois, de ne plus être moi-même... Je veux pas qu'elles me fasse disparaître ! Sauve moi de tout ça, s'il te plaît... Me laisse plus seule, part avec moi, loin... Aide moi à m'en sortir !

Ce n'était pourtant pas ton genre d'appeler au secours. Mais là, s'en était trop. Tu ne pouvais plus le supporter. Tu restas longuement collée au torse de ton amoureux, respirant son odeur. Cela te réconfortais presque. Alors qu'il caressait ta longue chevelure d'ébène, tandis qu'un silence macabre s'installait dans la pièce, ton bien-aimé brisa finalement le silence. Pourquoi tu étais si déprimée ? Il n'avait pas changé, il n'avait jamais été bien perspicace :

- Tu me manques, andouille ..! Je me sens tellement vide sans toi, tellement idiote de m'être faite avoir pour ces pauvres connards. Je m'en veux tu sais... D'être aussi faible.

Tu ne savais pas s'il allait te rassurer, te pardonner pour toutes tes erreurs. Dans un sens, tu l'espérais. Cela te ferait le plus grand bien, mais tout n'était pas aussi facile. La vie était loin d'être une partie de plaisir.

- Je suis désolée Thrall... Je comprendrais si tu m'en veux...

Vous discutèrent encore une bonne partie de la nuit, à vous expliquer. Tu savais maintenant tout de la nature de ton amant. C'était la douleur que lui causait son pouvoir, la source de son amnésie. Il n'allait d'ailleurs peut-être plus tenir très longtemps. Dans un sens, cela te rassurait, les moments que vous aviez vécu ensemble ne s'étaient pas totalement effaces de sa mémoire. Toutefois, cela t’inquiétait davantage. Tu ne voulais pas le voir souffrir. Thrall n'avait jamais était très démonstratif, il ne t'avait jamais dit qu'il t'aimait et avait toujours été un peu maladroit. Enfin il te l'avait montré au travers de bisous ainsi que de câlins, mais voilà... Pourtant, ce soir, ce malaise semblait avoir disparu. Il avait franchi un pas, il t'avait fait une déclaration, une promesse. Que même s'il n'était plus lui-même, le temps passé ensemble ne s'effacera pas. Il est bien trop important. Qu'il tentera toujours de te protéger. C'est la dernière phrase qui te fis faire un rayonnant sourire : "Je t'aime bien trop pour t'abandonner". C'était la première fois qu'il te le disait.

- Moi aussi je t'aime Thrall...

Le moment de bonheur était terminé. Ton amoureux se tenu soudainement la tête, t'implorant de l'aider. Tu te précipitas immédiatement à son chevet :

- Hey ! Qu'est qu'il y'a ?!

Et voilà, les sentiments de ton bien-aimé s'étaient à nouveau envolés, tout comme sa mémoire. C'était comme ça. Ce n'est pas pour autant que tu l'abandonnas à son triste sort. Malgré ta faible condition physique, tu l'installas avec difficulté sur le canapé, avant de poser un linge humide sur son front, haletante :

- Repose toi, je suis là si tu as besoin de quelque chose.

Toi aussi tu étais fatiguée, masi peu importe. Pour toi, l'était de Thrall passait avant tout. Peu importe si tu étais gravement blessée. Lui aussi, il l'était, tu t'occupas d'ailleurs de soigner ses plaies, sans un mot.
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MessageSujet: Re: J'avais l'impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j'avais perdu les souvenirs eux mêmes, comme si les choses qu'on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles • • Thrall Ven 20 Mar - 23:54



UNRAVEL

[Réponse finale]

Elle venait de t'expliquer ce qu'était la jalousie, pourtant, dans ta tête, cela restait vague. Mais ça t'intéressait tout de même. Comment un sentiment pareil pouvait vous faire « pousser des ailes » ?

Il en existe d'autre ? Des sentiments ? Ça fait quoi ?

Tu venais de la prendre dans tes bras. Il semblerait que cela eut un effet positif sur la jeune femme. Celle-ci te remercia, t'assurant que c'était ce dont elle avait besoin. Cela ne t'avait rien coûté de lui faire après tout. Tu n'avais certes plus de sentiments, mais pour une fois, tu avais fait quelque chose de bien.

_________________________________________________________________

Tu venais de massacrer toute une bande venant d'Ouroboros, et cela t'avait fait un bien fou de te défouler sur eux. Et tu les avais récupérés. Tes souvenirs. Tu te rappelais de ce qui s'était passé, avant « ça ». Vous finîtes par discuter avec Cassiopée une bonne partie de la nuit. Certes, tu te rappelais enfin de ce que tu avais vécu avec elle, mais tes sentiments n'étaient toujours pas revenus pour autant.

Je t'aime bien trop pour t'abandonner

Tu pensas que c'était le bon moment pour lui dire. Même si au final, tu ne te rappelais pas vraiment de ce que « aimer » voulait dire. Votre petit bonheur fut de courte durée, un horrible mal de tête te prit, avant de te faire perdre de nouveau la mémoire. La jeune femme t'allongea sur un canapé, avec un linge humide sur le front.

- Que c'est-il passé ? Il s'est passé quoi ?

Le jour fini par se lever, ce qui allait entamer une nouvelle journée où tu allais rester, comme à ton habitude, derrière ton comptoir à servir des cafés.

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MessageSujet: Re: J'avais l'impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j'avais perdu les souvenirs eux mêmes, comme si les choses qu'on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles • • Thrall

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J'avais l'impression que, en perdant la personne avec qui je partageais mes souvenirs, j'avais perdu les souvenirs eux mêmes, comme si les choses qu'on avait faites ensemble étaient devenues moins réelles • • Thrall
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